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Statue Mbole, République Démocratique du Congo

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Cette superbe statuette appartient au groupe rare et emblématique des statues ofika. Les genoux légèrement pliés et les bras repliés vers l’avant donnent au corps une posture mystérieuse et éthérée.  Les petits yeux ronds et perçants à l’intérieur d’une  face creusée « en cœur » dessinée par les lignes des arcades sourcilières se rejoignant à la naissance du nez fin et une petite bouche en losange, regardent vers l’avant avec une expression sereine mais animée. Magnifique patine noire brillante et couleur miel sur les parties saillantes.
Les mystérieuses statues ofika ont été créées pour être utilisées au sein de l’association Lilwa, un système socioreligieux qui remplissait des fonctions éducatives, judiciaires, politiques, économiques et rituelles.  La statuaire Mbole est généralement stéréotypée comme représentant des «personnes exécutées rituellement» ou des «criminels pendus» (Mack in Phillips 1995: 306; Neyt 1981: 30; Sieber et Walker 1987: 99). Pour une meilleure compréhension des statues ofika, l’interpénétration des rituels liés à la mort de certains initiés du Lilwa est très utile : «a la mort d’un kanga [devin], le cadavre est suspendu à un poteau dans sa maison et les liquides sont collectés avant d’être enterré dans une termitaria»  et «quand un yeni [initié le plus haut gradé des lilwa] est moribond, il est isolé par ses aides dans la forêt et tué. Une fois le cadavre exposé dans un arbre géant, son successeur est initié »(Biebuyck 1986: 242). Élevés au statut d’ancêtres lors de ces rites d’apothéose, ces initiés devenaient les intermédiaires privilégiés entre les vivants et le monde invisible. L’ofika, effigie de ces ancêtres dotés de pouvoirs surnaturels, était conservée à l’écart du village, cachée dans la forêt et probablement, comme chez les Yela voisins, dans un tronc d’arbre ou au fond d’une rivière (cf. Volper in Falgayrettes-Leveau, Initiés. Bassin du Congo, 2013, p. 133). Si notre connaissance de son rôle emblématique au sein du Lilwa reste parcellaire, les sources attestent son usage lors de l’initiation au premier grade, de règlement de conflits et quand l’équilibre du village se trouvait fragilisé. Les ofika étaient alors portés en procession à travers le village, afin « d’écarter les malheurs » et de protéger le groupe.

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Provenance
Ex collection française

  • Dimensions: H 25 cm
  • Epoque: Première moitié du XXème siècle
  • Ethnie: Mbole
  • Matériaux: Bois
  • Pays: R. D. du Congo
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